Assis à la table d’un bouffe-drive au grand M qui se confond avec le métro, je profite au semblable de ces huit derniers jours de ma petite heure de connexion avec la vie virtuelle pour poser quelques mots sur mon souffre-douleur
J’avoue, je vois peu le jour. Il fait froid dehors, me voilà devenu frileux. Je n’aime que ma couette.
Huit jours coupés du quotidien qui normalement rythme ma vie, j’essaye de me réveiller de mes longues nuits. Dix à quinze heures de sommeil par jour en moyenne ma tête continue à me faire mal dans tous les cas. Quelques soucis se sont évaporés. Ceux qui tôt ou tard s’en vont, ceux qui sont programmés. Les autres restent, faut vivre avec.
Pas question de boire pour l’illusoire, les petits cachets magiques font le même effet. C’est plus sain, il paraît. Le médecin m’a “retiré ma virginité de ce côté là”, qu’il a dit.
Me réveiller, aller de l’avant, il semble que c’est ce qu’il me reste à faire. C’est un pari fou, celui de m’accrocher et de réaliser un vieux rêve. Il me reste 362 jours pour y travailler. Je donne ma chance au futur.
En attendant, j’ai envie de sourire. La rue, ces quelques rencontres dingues et les amis sont là.
Je refais surface, la vie reprends son cours. Je la vois très autrement.









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