Bon sang, le monde du spectacle se porte mal ces derniers temps. Après Philippe Noiret et Jean-Claude Brialy, c’est au tour de Michel Serrault et d’Ingmar Bergman de nous quitter… ![]()
Je suis allé voir jeudi dernier le film Goodbye Bafana en avant-première.

Si je n’ai qu’un conseil à vous donner : il fait partie des films à voir absolument parmi ceux à l’affiche en ce moment.
L’histoire
Le film retrace, à travers l’histoire d’un gardien de prison sud-africain blanc, les vingt-huit ans de détention qu’a subi Nelson Mandela de 1962 à 1990.
James Gregory est gardien de prison. Il vient tout juste d’être nommé à la prison de Robben Island. Cette prison n’est pas n’importe laquelle à cette époque en Afrique du Sud : c’est celle où les plus dangereux criminels noirs sont placés en détention. Parmi eux se trouve un détenu particulier : Nelson Mandela. Les terroristes noirs qui luttent alors contre les blancs et le terrible régime de l’Apartheid parlent le Xhosa (deuxième langue après le Zoulou en Afrique du Sud). Jame Gregory qui comprend cette langue pour avoir été l’ami d’un noir pendant son enfance va alors être chargé par les plus hautes sphères gouvernementales du pays…
La critique
Il faut clairement le dire : vous n’irez pas voir ce film parce que la réalisation est à couper le souffle. Elle est juste, sans faute mais sans audace. C’est parfaitement justifié en fait : le film est là pour montrer, on assiste à l’Histoire, on est proche d’une démarche documentaire visible également dans le scénario.
James Gregory est le héros d’un film dont l’histoire nous raconte la vie d’un vrai héros de l’Histoire des temps modernes : Nelson Mandela. On est un peu dans la même démarche que celle de Salieri qui raconte la vie de Mozart dans Amadeus. Pari toujours risqué mais pari tenu. La mayonnaise prend parfaitement.
L’histoire en elle-même est superbe : basée sur le livre de James Gregory, le regard de l’Antilope, elle rapporte les faits réels des 24 ans que ce gardien de prison a passé auprès de Mandela.
Enfin, Dennis Haysbert et Joseph Fiennes, le duo magique du film, sont merveilleux. Le casting est vraiment très bon.
Pour conclure…
Finalement je n’avais jamais vraiment lu et vu sur l’histoire de l’Apartheid. J’en avais entendu parler enfant, j’avais vu la sortie de prison de Mandela aux actualités mais mes connaissances de ce régime ignoble imposé en 1948 en Afrique du Sud étaient vraiment limitées.
Goodbye Bafana permet donc de vivre cette triste période de l’histoire sud-africaine à travers Mandela, son ultime symbole vivant.
Sortie nationale : 11 avril 2007.
Si ça intéresse quelqu’un j’ai deux places pour aller voir demain en projection presse et en avant-première le nouveau David Lynch : Inland Empire.
La séance est demain à 17h dans le 8e.
Si vous êtes intéressés, vous pouvez me contacter directement par email pour les détails (contact at romainb . net)
Merci à Vicky de Buzzparadise au passage ![]()
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